Corinne retourne en Egypte 2006. Page 2

Le plaisir continue au pays des pharaons.


C'est l'heure du sushi...

Je suis allée au bar à sushi. Le chef était tout à fait charmant et il m'a expliqué très fier qu'il avait appris son commerce au Japon et qu'il faisait du sushi depuis 10 ans. Malheureusement la qualité de son sushi impliquait une carrière légèrement plus courte que ça. Il avait cependant un chapeau intéressant. En outre le repas était excessivement cher, ce qui explique pourquoi j'étais la seule cliente ! Je suis revenue à ma chambre pour ma dilatation (maintenant c'est une fois par semaine pendant 1-2 heures et cela a complètement cessé d'être un problème) et je me suis endormie, me réveillant à 23h15 sur quoi j'ai pris une douche et je suis allée me coucher plutôt fatiguée.


Un premier jour réussi et un repas égyptien sympa.

Mardi 4 avril. Esmael, le chauffeur de taxi, est apparu à 8h00 et nous sommes allés à Gizeh où j'ai rencontré Mohamed chez [censuré]. Un type gentil, il n'avait apparemment pas eu le temps de préparer ce que je voulais et il a proposé de passer à l'hôtel jeudi soir. Je ne pouvais pas refuser. J'ai ensuite annulé j'ai recu une annulation une réunion prévue chez [censuré] avec Abdul (le type qui m'avait saisi les seins l'année dernière après un dîner d'affaires), qui a demandé en remplacement à venir à l'hôtel prendre un verre mercredi soir. Hmmm, Prudence, Corinne ! J'ai continué avec [censuré] à October City, qui était très loin, et j'ai fait une bonne réunion.
Il était alors l'heure de voir Ahmed chez [censuré] (le monsieur très galant qui m'avait sortie pour dîner l'année dernière). Il a proposé de passer me prendre ce soir pour dîner... de même que lundi prochain. J'ai essayé de limiter ça un seul soir mais il a insisté. Il avait été très convenable la dernière fois et j'ai accepté mais inquiète de ce qu'il pourrait tenter. Sur ma liste de réunions il y avait ensuite [censuré], puis je suis retournée à l'hôtel. Je suis allée brièvement à la piscine mais le vent était si froid que je ne suis pas restée longtemps.
Après un bain à bulles chaud j'ai pris la navette pour le centre commercial City Stars. Là, j'ai eu la nette impression que j'avais deux têtes tant chacun me regardait fixement. Beaucoup de rires des habituelles adolescentes stupides avec leurs foulards, et de commentaires du genre "beaux yeux" de la part des hommes. Les rires étaient-ils dus à mon décolleté et mon jean moulant ou étais-je lue en raison de ma taille ? En tout cas c'était plutôt nul - rien d'intéressant à acheter et les employés qui me fixaient me dissuadaient d'entrer dans les boutiques. Il m'a semblé que personne n'achetait quoi que ce soit, c'était juste pour la promenade. J'ai essayé une jupe et l'employé est venu se planter devant la cabine, attendant comme un abruti. Cela m'a gênée et je ne l'ai pas achetée.
J'étais plutôt coincée parce que je devais attendre Ahmed qui passait me prendre à 20h30 et cela ne valait pas la peine de prendre un taxi pour rentrer à l'hôtel. Je me suis assise dans un café et j'ai bu un cocktail jusqu'à ce qu'il arrive, avec 20 minutes en retard, pétri d'excuses, et nous sommes allés à Zamalek, ce qui a pris environ une heure. Cela nous a fait arriver au restaurant égyptien à 22h (hé merde !) et il n'y avait aucune table disponible. J'ai suggéré de nous asseoir au bar sinon nous aurions attendu une éternité.
Nous avons fait un très bon repas avec du vin local très bon mais il était difficile d'avoir une conversation à cause du niveau de bruit énorme. Ahmed a refusé de me laisser payer et il m'a déposée à l'hôtel à 0h20. Un peu tard quand je dois me lever à 7h00. C'était un gentleman mais j'avais l'impression d'être comme sa proie. Il a pris à ma main plusieurs fois dans la voiture ce qui, après mon expérience avec Abdul m'a mise un peu mal à l'aise. Je suspecte que le loup va m'assaillir lundi soir et que Mlle Corinne va se trouver dans une situation embarrassante.


Le parc aquatique la nuit

Mercredi 5 avril. Ce matin je souffrais du manque de sommeil mais j'étais toujours pleine d'énergie pour aller à mes réunions. Toutes étaient aujourd'hui à Heliopolis, ce qui ferait moins de temps passé en voiture. Chacune fut vraiment très agréable. Abdul, de [censuré], était prévu à l'hôtel à 19h. J'étais plutôt sur mes gardes pour avoir été harcelée et j'espérais qu'il ne me proposerait pas de dîner. J'ai besoin d'un repas tranquille avec mon livre et je ne veux pas avoir à me défendre contre un obsédé sexuel. Finalement il n'est pas venu et j'ai pris un bon repas au buffet où les serveurs se sont bousculés pour s'occuper de moi ! Il y avait un message d'Abdul à mon téléphone de chambre dans lequel il annonçait, sur un ton très funèbre, que son père était tombé malade et que je devrais venir à son bureau demain. Je suis allée flâner autour de la piscine et du parc aquatique contigu où 2 employés se sont scotchés à moi avec les questions habituelles - d'où êtes-vous, quel est votre nom, première fois en Egypte ? Ils ont allumé toutes les lumières pour moi et ils ont essayé de me persuader de prendre un bain (vraisemblablement dans mon costume de naissance puisque je n'avais évidemment pas apporté mon bikini) ! Malheureusement pour eux il faisait beaucoup trop froid.


Une réunion légèrement difficile.

Jeudi 6 avril. J'ai eu des réunions toute la journée. La dernière était chez [censuré] où Abdul m'a prise dans des ses bras et a essayé de m'embrasser sur les lèvres, ce que j'ai réussi à guider sur mes joues. Il était enchanté de me voir et il m'a abreuvée de commentaires flatteurs. J'ai trouvé absolument inestimable quand il a dit : "vous savez, Corinne, je souhaite vous dire que vous êtes très spéciale. Non seulement vous êtes une très belle femme mais vous avez une personnalité très agréable et très forte. Vous êtes la plus agréable chargée d'études de marché qui m'ait jamais jamais visité. Avant votre arrivée, il y avait eu 2 hommes âgés dont un qui avait le même nom de famille que vous. Ils étaient très ennuyeux. Maintenant vos visites me remplissent de joie !" Gloup !.. J'ai répondu mollement que j'avais un nom de famille très courant en Suisse (ce qui est certainement faux) ! Il a continué en expliquant à quel point il était seul et il a suggéré je lui donne une chance. J'ai expliqué à nouveau que j'étais lesbienne et cette fois il a compris, s'étant apparemment informé depuis l'année dernière au sujet de ce phénomène particulier. Nous avons parlé d'amour et de sexe jusqu'à ce que je réussisse à dévier la conversation sur les affaires.
Au moment où je partais, il m'a demandé de lui envoyer une jolie photo de moi. Il m'a montré qu'il avait gardé sur son bureau la photo de nous deux dînant l'année dernière ! C'était tout à fait adorable. Il a voulu m'emmener dîner mais j'ai dit que, malheureusement, j'étais déjà complètement prise. Au retour dans le taxi Esmael m'a demandé, en hésitant, si je lui refuserais de prendre son épouse et ses deux enfants avant de m'emmener à l'hôtel parce qu'il était très tard. Bien sûr que non. Nous les avons mis à l'arrière et nous sommes arrêtés pour que j'achète quelques noisettes et friandises turques puis nous sommes allés à l'hôtel. Son épouse a vu la photo de ma petite fille et elle dit qu'elle était belle et qu'elle pensait que j'avais 30-35 ans. Waouh, que pouvais-je dire ? J'imagine que son mari lui avait tout dit à mon sujet au fil des années et qu'elle avait dû être fascinée pour [vouloir] me rencontrer.
Je me suis changée pour le dîner, robe blanche et plateformes blanches et je suis allée au buffet de poissons. Il y avait très peu de clients et les serveurs dégoulinaient de charme. Plus on est glamour, plus on suscite une attention méticuleuse. Ils n'ont cessé de venir me demander si tout allait bien, "Ma'am voudrait un autre verre de vin, Ma'am apprécie-t-elle son repas ? Y a-t-il quelque chose que nous pouvons faire pour Ma'am" ? Il y avait un touriste au bar qui est venue en apparence faire une vidéo du restaurant mais il était évident il voulait me filmer. De retour à ma chambre, j'ai essayé d'aller dormir mais j'ai dû appeler 3 fois la réception pour me plaindre d'enfants vraiment bruyants jouant au football 23h juste au-dessous de ma fenêtre. Par la suite on les a fait cesser, j'ai commencé à m'assoupir puis j'ai été attaquée par un moustique ! Je lui ai donné la chasse mais il s'est caché avec succès, j'ai donc fermé la fenêtre et je l'ai gelé à mort avec la climatisation.


Le weekend à Charm el Cheikh.

Vendredi 7 avril. Debout à 4h45. Pfff ! J'ai pris la navette de l'aéroport qui a mis 15 minutes puis l'avion pour Charm et j'ai pu voir le désert et la Mer Rouge parce que j'avais un siège côté hublot. Arrivée à 9h00 par un beau matin clair avec 21°. Au Mariott Beach Hotel on m'a donné une belle chambre, le numéro 347, dans le bâtiment principal donnant sur la jolie piscine. J'ai pris le petit déjeuner, déballé mes affaires, mis mon bikini et je suis allée à la plage.


Collision avec un gros lard de 100 kg.

Le panneau "NO TOPLESS SUNBATHING" (Défense de se bronzer seins nus) était toujours là mais il y avait une ou deux filles qui s'en foutaient alors j'ai suivi le mouvement. J'ai pris un bain puis j'ai décidé de m'asseoir à l'ombre près de la piscine pour ne pas risquer de brûler. J'ai fait une dilatation dans ma chambre en écoutant le bruit de la cascade et les gens dans la piscine et je me suis endormie ! Au réveil je suis allée me promener jusqu'au bout du chemin de la plage, harcelée à chaque pas de la sorte : "D'où êtes-vous ? Première fois en Egypte ? Quel est votre nom ? Êtes-vous seule ? Venez voir ma boutique / prenez ma carte / J'ai un cadeau pour vous. Hé, venez ! Je veux seulement vous parler... Hé ! Revenez !" Que c'est chiant ! Je ne pouvais pas même regarder le menu d'un restaurant ou un magasin sans avoir quelqu'un pressé contre mon coude. Je suis donc retournée à l'hôtel et j'ai repris des sushi.
Un type d'une agence de voyages à un kiosque juste en bas de l'hôtel m'avait embêtée jusqu'à ce que j'accepte qu'il puisse me prendre à 21h pour aller chez lui prendre un verre et rencontrer son amie. Je lui avais parlé en discontinu il y a deux ans et il avait continuellement suggéré cela. Comme je le soupçonnais, l'amie n'avait jamais existé et il est entré dans sa chambre sous prétexte de prendre quelque chose... et il est ressorti totalement nu, précédé par son ventre énorme... et m'a littéralement sauté dessus ! Ce pauvre type devrait retourner à l'école de séduction. Etendue là, de plus en plus écrasée par ce qui devait peser au moins de 100 kg de bœuf, de sueur et de ventre velu, j'ai soupiré "Fathy, je suis désolée mais je vous ai dit que je ne vais pas avec les hommes. Je suis une fille forte et tout à fait capable de me défendre s'il le faut, je pense que vous feriez mieux de me vous relever". Le pauvre type a accepté de me ramener à mon hôtel. Ce qui est drôle et étrange c'est qu'à aucun moment je n'ai été le moins du monde inquiète pour ma sécurité. Je commence à me demander : les autres filles ont elles affaire à tous ces comportements ? Ou y a-t-il quelque chose chez moi qui incite des hommes à perdre tout contrôle ? ? ?

NdT : Corinne fait un jeu de mots intraduisible en appellant Fathy son soupirant. Fathy ou Fathi est un prénom arabe courant, mais en anglais Fatty signifie "gros" avec un sens péjoratif du genre "gros lard" ou "gravos".



Du roller le soir dans la rue principale.

Samedi 8 avril. Je me suis réveillée à 10h et je suis descendue au restaurant prendre un délicieux petit-déjeuner tranquille au buffet. Depuis mon arrivée la moitié du personnel de l'hôtel étaient venus me dire qu'ils me reconnaissaient de la dernière fois. Aujourd'hui il faisait plus chaud avec beaucoup moins de vent et je me suis dirigée vers la plage. A mon [grand] plaisir il y avait un groupe de filles italiennes seins nus à l'extrémité de la jetée et je suis allée les rejoindre. Elles m'ont fait un sourire, jeté un regard rapide puis continué à papoter entre elles.
Après quelques minutes je me suis baignée, puis quand je suis revenue elles étaient toutes à se toucher les seins les unes les autres et à les souspeser dans leurs mains en coupes - au grand étonnement des hommes égyptiens tout près sur les bateaux ! Elles avaient évidemment été alertées par mes magnifiques nichons et elles comparaient les leurs... Nos yeux se sont croisés et nous avons toutes éclaté de rire. J'ai demandé si l'une d'elles aurait la gentillesse de me passer de la crème solaire sur le dos et j'ai eu de la chance parce que celle qui me plaisait le plus, avec un joli cul, m'a dit de m'asseoir sur sa serviette et elle m'a mis la crème sur tout le dos. Miam ! J'ai bavardé avec elles pendant un bon moment, puis une autre fille est apparue et s'est installée perpendiculairement à moi à 10cm. Elle m'a regardée comme pour me demander si j'y voyais quelque objection, je n'en avais certainement pas excepté peut-être que je l'aurais préférée étendue à côté de moi sur ma serviette. Elle avait un corps agile et bronzé et portait un string. Waouh ! Pour éviter une surchauffe j'ai nagé très longtemps puis j'ai dû à contre-coeur aller me mettre à l'ombre à la piscine.
Après cela j'ai fait une dilatation et j'ai dormi jusqu'à 18h, puis je me suis habillée avec un soutien-gorge blanc, un haut blanc en maille filet, short blancs et plateformes hautes à lanières. C'était une tenue légèrement provocante mais je me sentais effrontée. J'ai consulté mes e-mails sur Internet dans le salon d'affaires puis j'ai fait un tour et j'ai acheté quelques huiles parfumées pour l'anniversaire de mon amie. J'ai mangé quelques sushi puis j'ai fait une autre promenade, échangeant mes plateformes pour des sandales plates. Un Anglais abruti et bourré a hurlé, "mec ! mec !" ce que j'ai trouvé plutôt désagréable. Enfin j'ai décidé de faire du roller le long de la route principale - un exercice plutôt dangereux mais je ne pouvais pas avoir apporté mes rollers partout en Egypte et ne pas m'en servir ! Comme j'étais encore habillée dans la même tenue, j'ai causé le chaos absolu pendant que je patinais joyeusement sur la route, le trottoir étant trop inégal. La moindre voiture me klaxonnait, faisait des appels de phares et les gens hurlaient vers moi depuis les voitures, les camions et les trottoirs. Après un court instant ce fut un embouteillage. Je ne pense pas qu'ils aient jamais vu quelqu'un faire du roller ici !


Encore de la crème solaire

Dimanche 9 avril. Je me suis levée à 9h, j'ai pris le petit déjeuner puis j'ai téléphoné à ma petite fille qui a dit qu'il faisait froid à la maison. Elle jouait à la chirurgienne et elle était en train d'opérer son nounours ! Je me suis rendue à la plage en bikini noir et rose. Les filles italiennes étaient là et cette fois ce fut Francesca, celle qui parlait anglais, qui a mis la crème solaire sur mon dos. Nous avons bavardé dans le petit bain et elle m'a dit qu'elle était divorcée et qu'elle vivait avec une amie à Bergame, près de Milan. Je lui ai dit que j'avais également une amie et j'ai mentionné mon changement de sexe... ce qu'elle avait déjà deviné. Elle a dit qu'elle venait parfois à Genève et nous avons échangé nos adresses e-mail. Un Egyptien m'a demandé de nager avec lui mais j'ai décliné, invoquant comme excuse les nombreuses méduses qui flottaient en mer. Mes seins nus semblaient faire beaucoup d'effet sur les hommes dans le secteur. J'ai rendu la chambre à 14h puis je me suis reposée à l'ombre le reste de l'après-midi avec un livre, qui s'est révélé être en danois et donc tout à fait inutile sauf comme oreiller.

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