Corinne en Egypte 2007. Page 1

Corinne y retourne encore une fois pour d'autres aventures piquantes dans le désert.


Pour une fois, Corinne est habillée comme il convient.

Bon, ce matin j'ai dû me lever à 4h15. Pfff... Il y avait un embouteillage à Cruseilles sur mon trajet vers l'aéroport de Genève, même aussi tôt que 6h30 ! L'avion à Genève a été retardé d'une demi-heure, puis celui de Zurich de 45 minutes. Mon avion est donc arrivé une heure en retard au Caire où Esmael, mon fidèle chauffeur de taxi, m'attendait. Comme je le suivais vers son taxi un homme est passé et a remarqué à haute voix "jolis nichons !" Il avait tout à fait raison, bien que ce fût la première fois que j'aie jamais entendu cette forme particulière de salutation islamique.
Cela a pris une heure et demi pour arriver à l'Intercontinental Pyramids Park Hotel, qui s'est avéré ne pas valoir la moitié de ce qu'il avait l'air sur Internet. Un hôtel 5 étoiles, situé juste à côté d'un échangeur, avec l'architecture de béton minable nécessitant une rénovation considérable (Hmmm... cela ressemblait plutôt à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle à Paris). La piscine était bien, malgré tout, mais à cette heure de la soirée il faisait bien trop froid pour seulement penser à l'utiliser. Après un buffet désespérément insipide au restaurant principal, je suis revenue à ma chambre mais j'ai dû appeler un technicien pour réparer la clim qui ne fonctionnait pas. Il a tiré une table de chevet de côté et il a titillé le faisceau de fils nus qui dépassaient du mur et cela s'est mis à fonctionner. Cela m'a semblé excessivement dangereux.
Le lendemain matin, la jeune femme d'affaires élégante était prête pour sa journée de réunions... Une de mes premières réunions était avec Abdul, le type cochon qui m'avait sauté dessus il y a 2 ans. La société était située au 25ème étage de Nile City Towers, desquelles il y avait une excellente vue sur le Nil et la ville. Abdul se comporta au mieux cette année, ce qui m'apporta un considérable soulagement.


Corinne prépare ses réunions de la journée...

Le lendemain, il fallait aussi que je me lève très tôt parce que je devais aller à Heliopolis. La première société était fermée et le portier m'a dit que le patron était allé à Louksor, sans me laisser un moindre message. Bon, dans cette partie du monde c'est tout à fait normal donc je suis passée à la suivante. Après une journée réussie, je suis retournée à l'hôtel, après un trajet horripilant sur le périphérique sombre et saturé. J'ai dîné rapidement et je suis tombée dans le lit complètement épuisée. Comme on peut l'observer sur la photo, les voyages d'affaires à l'étranger et les conditions de travail peuvent être souvent très difficiles et stressants.


Corinne a le ticket avec les secrétaires...

Le lendemain j'étais à nouveau debout à 6h, encore épuisée, et j'avais préparé une autre journée de réunions au Caire et à Heliopolis. Aujourd'hui ce ne fut pas trop mal parce que chaque personne que j'étais censée rencontrer était réellement là ! En fin d'après-midi c'était le moment pour un peu de culture parce que je n'avais réellement rien fait de tel depuis ma dernière visite en Egypte (et, même là, je ne m'étais pas trop forcée n'est-ce pas ?).


Que du travail et pas de plaisir pour Corinne ? ? ?

Donc, après 3 dures journées de réunions laborieuses, je suis retournée à l'Intercontinental. Pas le temps de prendre un bain parce que tempus fugittait malheureusement à grande vitesse. Si vous ne savez pas ce que cela signifie, demandez au pape. En principe, il parle latin.


Avec Esmael, mon fidèle taxi.

Me voici avec Esmael devant sa petite Toyota hors d'âge qui a 350.000 km au compteur mais qu'il entretient affectueusement en excellent état, bien que la ceinture de sécurité du passager avant ne fonctionne pas. Comme je suis trop grande pour me mettre à l'arrière, je suis constamment recroquevillée de peur quand nous zigzaguons dans les rues terribles du Caire. Esmael est un homme marié très aimable et respectable, avec deux enfants. J'ai troqué mon élégant tailleur blanc pour un t-shirt et un jean et je suis allée aux Pyramides, qui sont situées juste à deux kilomètres de l'hôtel.


Foin des Pyramides... Ce que j'aime, c'est monter un chameau !

Là j'ai négocié à la hâte un tour d'une heure et demi de chameau pour 300 livres égyptiennes, ce qui incluait l'entrée de 50£. J'ai monté le chameau tandis qu'Abdul, le guide (pourquoi presque tous les Egyptiens semblent-ils avoir le même prénom, je me le demande ? Peut-être que St Abdul est le saint-patron des obsédés), montait un cheval. La drague a commencé immédiatement. Abdul a dit qu'il serait très gentil avec moi si j'étais gentille avec lui (tiens, où ai-je déjà entendu ça avant ?). Le premier arrêt était la Grande Pyramide (celle de Cheops je suppose) et nous étions pressés car cela fermait pour aujourd'hui. J'ai crapahuté dans le tunnel très chaud et humide jusqu'à la salle au centre puis je suis sortie aussi vite que je pouvais, ne voulant pas me faire saisir un orteil par les doigts osseux du fantôme d'un pharaon.


Abdul essaye de tripoter sa touriste

De retour sur le chameau, j'ai fini par avoir autre chose saisi par les doigts gluants d'un guide pharaonique... Il m'a dit que j'étais très belle et il a suggéré que nous allions un moment ensemble sur son cheval derrière une dune de sable. Je me suis défendue en faisant semblant d'être totalement innocente et incapable de comprendre ce qu'il voulait. Par la suite il s'est inquiété d'être allé trop loin et il m'a priée de ne rien dire à personne quand nous sommes revenus à l'écurie du chameau. J'ai ri et j'ai dit que c'était d'accord. J'ai le sens de l'humour malgré tout et j'avais entendu ça avant. Je suis revenue à l'hôtel, j'ai dîné et je suis allée au lit dès que possible.


Escapade à Louksor pour le WE !

Le grand avantage des week-ends arabes est qu'ils commencent le vendredi matin, à la différence du reste du monde où ils commencent 24 heures plus tard. Qu'ils finissent aussi 24 heures plus tôt est un fait désagréable que j'ai choisi d'ignorer, dans un effort consciencieux de vivre en harmonie avec les modes de vie chrétiens et musulmans quand je visite un pays arabe. J'ai dû me réveiller à l'heure (non agréée par Allah) de 3h30 pour arriver à l'heure à l'aéroport pour mon vol vers Louksor qui partait à 6h30. C'était le bordel habituel avec des bagagistes essayant désespérément de saisir mes sacs et, vraisemblablement, de les embarquer pour les vendre au plus haut offrant.
L'avion était un Airbus très grand et confortable qui était totalement plein. A Louksor le temps était chaud et ensoleillé et j'ai pris pour 6 £ le bus de l'hôtel Movenpick sur Crocodile Island. J'ai déballé mes affaires dans ma chambre, X 03, qui était située dans une hutte d'herbes au milieu d'un jardin subtropical sur les berges du Nil. Premier arrêt, la piscine, qui était très jolie mais un peu fraîche. C'était une piscine à débordement avec vue sur le Nil et des crocodiles croisant alentour à profondeur de périscope en attendant qu'un imbécile aille nager. J'ai alors déjeuné à l'extérieur mais il faisait très chaud (37°) sous les parasols et le mélange du saumon fumé et du vin blanc frais, avec mon manque de sommeil, m'a invitée à faire une sieste.
Je me suis levée à 16h et je suis allée voir le concert au bord du Nil qui était supposé durer jusqu'au coucher du soleil. Le concert était de la musique classique sifflée, à un volume si bas qu'on pouvait à peine l'entendre. Cependant le chant d'oiseau à la fin fut beau, au moment où le soleil glissait sous les hauteurs de l'autre côté du Nil, ses rayons abandonnant les voiles des felouques à l'obscurité envahissante. C'est poétique, hein ? ? ? ? Et avant que quiconque me le demande : NON, je n'ai pas piqué cette ligne dans une brochure touristique.

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